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Au début de l’épidémie de VIH/sida, les différents acteurs (militants, médecins infectiologues,industries pharmaceutiques, etc.) étaient désemparés pour ne pas dire désarmés. C’était la période noire de tous les désespoirs avec le retour des soins palliatifs dans les services de maladies infectieuses et tropicales. |
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L'année 2012 est celle des élections, présidentielle puis législatives. Ce rendez-vous démocratique nous concerne tous : Français comme étrangers. Vivre dans un pays quel que soit son statut invite chacun à s’y conduire en citoyen. Est citoyen, celui qui habite et occupe une place dans une cité. |
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Davantage de tests de dépistage dans nos communautés ? Oui, nous pouvons le faire. Oui, nous devons le faire ! En attendant la grand-messe qui célébrera, un jour, la fin de la pandémie de VIH/sida dans le monde… c’est à nous d’agir pour en stopper la propagation. Les tests à résultats rapides à orientation pour un diagnostic appelés "TROD" peuvent être réalisés par des non soignants : des militants associatifs formés à cette forme de dépistage et à son accompagnement. Ils permettent aux communautés les plus vulnérables comme les nôtres d’agir sur la réduction des risques sexuels, donc de la transmission du virus. etc ....
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Dans les année 90, lorsque nous interrogions les personnes migrantes pour comprendre les raisons pour lesquelles elles ne se faisaient pas dépister de manière volontaire pour le VIH/sida, certaines nous répondaient : “A quoi ça sert puisqu’il n’y a pas de traitements efficaces contre cette maladie”, “Le sida est une maladie mortelle et si je sais que je suis séropositif(ve), je risque de mourir avant même que la maladie se déclare tellement je serai angoissé(e)”, “J’ai peur de savoir”, “J’ai peur d’être rapatrié dans mon pays si jamais ils découvrent que je suis malade…”, etc. |
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Certes, la crise internationale annonçait des temps difficiles, notamment pour les finances de l’Etat, mais nous étions loin de penser que l’on s’en prendrait ainsi aux personnes les plus pauvres, et plus précisément à celles venues d’ailleurs : les étrangers ...
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Et si on parlait sexe ? Précédemment, Gingembre abordait la réduction des risques sexuels pour nous, populations originaires d’Afrique et des Caraïbes. Il s'agit, cette fois, d'aller plus loin et de voir concrètement comment traduire cette notion dans nos actions. L’approche communautaire voudrait que chaque communauté concernée s’approprie “son” épidémie et, à partir de là, élabore sa réponse : une réponse adaptée qui tienne compte des facteurs sociaux, culturels et environnementaux dans lesquels s’inscrivent les rapports de genre, les rapports entre hommes et femmes… |
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L’arrivée des trithérapies a considérablement modifié l'histoire de l'infection par le VIH/sida. Cette modification s'est notamment traduite par une baisse significative des décès. Un gain dont on peut se féliciter, mais qui ne signe pas pour autant la victoire.Ainsi, nous sommes-nous demandés si les progrès sociaux allaient au même rythme que les avancées thérapeutiques, si la qualité de la vie intime et sexuelle se renforçait comme il en va de la prise en charge médicale ? Probablement pas assez. |
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L’infection à VIH est sans aucun doute la maladie qui a marqué le 20ème siècle et suscité une mobilisation unanime sur le plan international. Est-ce parce qu’elle touche tous les continents ? Est-ce parce qu’elle touche les personnes sans distinction d’âge, de sexe, d'origine, de rang social ou de religion ? Sans doute que oui. Selon les croyances et les représentations, l’origine de ce virus fait débat. |
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 | La pénalisation de la transmission du virus du sida fait couler beaucoup d’encre depuis un moment. Du Canada à la Suisse, en passant par la France et même l'Afrique, les procès se multiplient et, avec eux, les condamnations judiciaires de séropositifs ayant “volontairement” transmis le virus à leurs partenaires au cours de rapports sexuels. Elle fait aussi parler d’elle dans les communautés migrantes où elle pourrait être comme la peine bis qui viendrait ajouter à celle, lourde, qu’est déjà la stigmatisation, trop présente dans les communautés subsahariennes ou caribéennes. |
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| Depuis sa découverte dans les années 80, le sida n’a toujours pas dit son dernier mot ! Dans toutes les sociétés du monde, l'épidémie de sida est venue perturber durement l’ordre des choses. Le sida dérègle d’abord les défenses immunitaires de l’organisme, perturbe les relations sexuelles, les rapports sociaux de sexe. Il désorganise les traditionnels réseaux familiaux et les solidarités communautaires africaines. Vivre avec le VIH/sida, c’est aussi faire face au rejet de la part des autres, à toute forme de discrimination, à la stigmatisation qui s’attache à toute maladie sexuellement transmissible, à l’isolement social, affectif, etc... |
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| L’edito du premier numéro de Gingembre invitait à "tenir compte de nos modes de vie conjugaux, de nos pratiques sexuelles, de nos relations familiales, de nos croyances, de notre culture", etc. Bref à tenir compte de nous ! C’est dire combien est légitime l'idée de travailler à une offre de dépistage qui nous ressemble. C’est la seule condition pour que cela marche vraiment. Nos spécificités sont réelles. Leur faible prise en compte explique, pour beaucoup, les médiocres résultats des stratégies de prévention ou de dépistage construites jusqu’ici pour les populations subsahariennes ou caribéennes en matière de VIH/sida. |
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| 33 millions de personnes dans le monde vivent avec le virus du VIH. Les trois quarts d'entre elles sont en Afrique subsaharienne. Alors laissons le politiquement correct de côté et parlons tout simplement des Noirs. En regardant de plus près l’épidémiologie dans les pays d’Europe, en Amérique du Nord et dans les Caraïbes, la population noire est largement touchée. Dans certains pays, le pourcentage des personnes noires nouvellement contaminées ne cesse d’augmenter. |
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