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Gingembre n°11Davantage de tests de dépistage dans nos communautés ? Oui, nous pouvons le faire. Oui, nous devons le faire ! En attendant la grand-messe qui célébrera, un jour, la fin de la pandémie de VIH/sida dans le monde… c’est à nous d’agir pour en stopper la propagation. Les tests à résultats rapides à orientation pour un diagnostic appelés "TROD" peuvent être réalisés par des non soignants : des militants associatifs formés à cette forme de dépistage et à son accompagnement. Ils permettent aux communautés les plus vulnérables comme les nôtres d’agir sur la réduction des risques sexuels, donc de la transmission du virus.
Le dépistage devient non seulement un acte démédicalisé, mais, de façon plus évidente encore, un outil supplémentaire de prévention. Connaître son statut sérologique, et, si c’est positif, pouvoir agir au mieux sur sa prise en charge, c’est pouvoir se soigner plus tôt. C’est aussi contribuer à se protéger pour rester en bonne santé, éviter toute co-infection, protéger ses partenaires. La plupart des contaminations ont lieu lors de la phase de primo-infection. Souvent les personnes ignorent qu’elles viennent d’être infectées. Le virus peut se développer en l’absence de symptômes clairement identifiables voire de tout symptôme. Cette période favorise la transmission à l’insu des personnes séropositives. L’unique moyen de connaître son statut sérologique, c’est d’avoir recours au dépistage. C’est sur ce constat que s’inscrit le dépistage communautaire que propose AIDES aujourd’hui, et, sûrement à l’avenir, les associations du RAAC-Sida.

Les nouveaux chiffres de contamination concernant les populations migrantes et étrangères sont stables, mais l’incidence chez les femmes originaires d‘Afrique subsaharienne, c’est-à-dire, celles nouvellement infectées est de plus en plus inquiétante voire alarmante. Ce constat est pratiquement le même dans les départements français d’Amérique, surtout en Guyane. Pour nos communautés, le réflexe de se dépister dès qu’on pense avoir pris un risque ou lorsqu’on ignore son statut doit s’ancrer dans nos habitudes. Les estimations avancent qu’en France 50000 personnes séropositives l’ignoreraient. Nous avons donc encore du pain sur la planche et notre travail de sensibilisation doit se poursuivre. C’est à nous de faire comprendre l’importance qu’il y a à combiner les outils de prévention, dont celui du dépistage, permettant ainsi à chacune et chacun de bâtir une stratégie personnelle adaptée à sa sexualité, ses besoins, ses possibilités, ses envies, etc.

Le "TROD" est une nouvelle donne en matière de prévention. C’est un élément clef, pas le seul, mais un élément clef tout de même pour diminuer la "pression virale" due au contexte épidémique dans lequel nos communautés vivent. Si nous sommes si vulnérables et donc sensiblement plus touchés que le reste de la population française, hormis la population homosexuelle, ce n’est pas une fatalité encore moins une malédiction. On pourra avancer toutes sortes de thèses pour expliquer, mettre en exergue tel ou tel déterminant,mais une chose est certaine : c’est que nous avons plus de probabilité dans nos communautés de rencontrer un ou une partenaire vivant avec le VIH et c’est, entre autres, pour cela que nous devons agir. Le dépistage communautaire (fait par nous, pour nous) est aussi une façon de "dédramatiser" et de rendre cet outil de prévention, plus familier, plus proche de nous…Il est fiable et rapide comme son nom l’indique.

Un doigt et une goutte de sang suffisent et le résultat est là, dans les 30 minutes qui suivent. Les intervenants sont formés à cette technique de dépistage, mais surtout à l’écoute et à l’accompagnement avec le respect de la personne et de la confidentialité. Le dépistage est avant tout une affaire personnelle,mais aussi un enjeu collectif. On peut le faire pour sa communauté, pour soi, pour elle ou lui, etc. Passons l’info : "In TROD, we trust !" (“Dans le TROD, nous croyons !”).


Joseph Situ


Edito : GINGEMBRE #11

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Mis à jour (Lundi, 12 Décembre 2011 11:03)

 

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Le nouveau clip de l'INPES de solidarité envers les personnes vivant avec le VIH.


Mis à jour (Jeudi, 26 Août 2010 10:35)

 
Actualités
ANRS Parcours

ANRS Parcours

Les équipes du CePeD réalisent en ce moment une étude appelée  « ANRS/PARCOURS » les cherches et les associations de migrants, participent à cette étude qui va renseigner sur la place du VIH/Sida et de l’hépatite B dans les parcours de vie des personnes nées en Afrique subsaharienne et vivant en Île-de-France.
(Le RAAC-SIDA y est associé ainsi AIDES, COMEDE, FORIM et SOS HEPATITES)
Pour chacune de ces deux maladies, « ANRS/PARCOURS » cherche à mieux comprendre les conditions sociales, économiques et administratives
•    qui augmentent le risque de transmission sexuelle,
•    qui retardent l’accès au dépistage et l’entrée dans le système de soins,
•    qui compliquent la vie avec la maladie.

L’étude s’intitule « ANRS/PARCOURS » car il s’agit de prendre en compte la maladie dans les différentes étapes d’un parcours de vie (comment et pourquoi on est exposé au risque d’être infecté, comment on découvre son infection et comment on vit avec la maladie), dans le cas particulier de parcours marqués par une expérience de migration. Pour en savoir davantage rendez-vous au site dédié (www.parcours-sante-migration.com)

 
Colloque du RAAC

réunionLe RAAC Sida organise le colloque sur le VIH et les Hépatites chez les populations migrantes originaires d'Afrique sub-saharienne et des Caraïbes. (Le 2 et 3 avril 2011)

Avec le soutine de l'INPES, la DGS et la société Kanellia.

 
Calendrier 2011 Afrique Avenir

calendrierVous trouverez ci-dessous en téléchargement le calendrier 2011 d'Afrique Avenir disponible également dans les associations en format papier.

Le Calendrier : c'est ici.

 
Guide d'animation Ateliers Santé sexuelle Femmes

visuel guideCe guide-CD Rom a été conçu pour vous aider à mettre en place des ateliers pour et avec des femmes d’origine africaine sur les questions de santé sexuelle. Ces ateliers sont cependant transposables à d'autres publics féminins.

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